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Tag: jazz

Nina Simone # Ain’t Got No/I Got Life

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Nina Simone est née il y a 80 ans aujourd’hui, cette pianiste et chanteuse au talent unique a était viscéralement engagée dans la cause des noirs américains à travers toute sa carrière.

Les images ci-dessous ont étaient enregistrées durant le Harlem Cultural Festival de l’été 1969, festival que l’on surnomme le « Black Woodstock ».

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Dave Brubeck > Piano Blues

R.I.P. Dave Brubeck 

Extrait du documentaire réalisé par Clint Eastwood pour la série The Blues.

Dr John, The Night Tripper «Gris-Gris» ATCO 1968 > Chronique

Image

Avant de devenir un personnage à part entière de la musique sudiste, Dr John a joué de sa guitare sur des enregistrements de Professor Longhair, Art Neville ou Joe Tex.

Son premier album , « Gris Gris », n’est pas celui d’un simple musicien de studio, et il est difficile de classer le disque dans un genre bien défini.

A l’image de la Nouvelle-Orléans, l’ensemble regorge de différents parfums : rhythm’n’blues, jazz et racines créoles.

À la voix envoûtante de Dr John et ses chœurs séduisants, s’ajoutent tantôt percussions, mandoline, flûte, clarinette, saxophone.

Mise en scène de cérémonie Vaudou aux ambiances décontractés, le premier solo de Dr John réussi une savoureuse alchimie.

Le titre «Mama Roux» rappelle certaines des compositions les plus entraînantes de Allen Toussaint, et sur «Jump Sturdy», le style de Cab Calloway rode dans le saloon du docteur.

Ces musiques moites nous interpellent, elles semblent parvenir d’un ovni survolant le fleuve Mississippi, aux commandes de l’engin : Malcom John Rebennack dit Dr John The Night Tripper …

 

Hugues Marly.

Dave Brubeck Quartet # Koto Song

Belgique, le 10 octobre 1964, Dave Brubeck alias « Soul Fingers » et son quartet livre une performance CLASSE.

Cab Calloway > St. James Infirmary Cartoon

I went down to the St. James Infirmary
I saw my baby there,
She’s laid out on a cold white table,
So so cold, so white, so fair.

Chorus
Let her go, let her go, God bless her
Wherever she may be
She may search this wide world over
She’ll never find a sweet man like me.


Oh, when I die, bury me
In my high top Stetson hat
Put a twenty-dollar gold piece on my watch chain
God’ll know I died standin’ pat.

Louis Armstrong.

Cab Calloway, showman entre grimaces et rictus..

Avec l’oreille affutée, on peut observer que les animations des Frères Fleischer (extraites de « Snow White » Cartoon Betty Boop) correspondent bien aux paroles de la chanson.

Je vous invite à écouter la version originale de Armstrong mais aussi celle de Billy Lee Riley ou de Bobby « Blue » Bland.

« The Cool World » de Shirley Clarke

Duke passe ses journées à courir après un flingue, enfin d’abord courir après les sous pour se procurer le pétard, symbole de pouvoir, de crainte et donc d’un certain respect qui ferait plus penser à de l’intimidation.

Entre un rêve obsessionnelle et une réalité dur comme l’asphalte.

Faut dire que quand on ballade les enfants pauvres de Harlem pour une excursion organisée dans le beau Manhattan, avec sa grande bibliothèque, Wall Street, ses endroits bien propres et prospères, ça ne leurs donnent pas forcement envie d’aller gagner leurs vies à cirer les chaussures des bourgeois.

Alors Duke court dans tous les sens sur fond de jazz propulsés par l’urgence, encore et toujours l’urgence ou la glandouille.

le jeune acteur Hampton Clanton, « Duke » dans le film

Dizzy Gillespie, Yusef Lateef et les autres musiciens habillent ce film de jazz nerveux, vifs mais aussi de blues cuivrés et solitaires, chaque thèmes accompagnent les différentes scènes avec une grande justesse.

Ici la ville en elle même est plus qu’un décor, c’est un personnage omniprésent, une musique désarticulée.

« The Cool World » c’est des bouts de vies dans un Harlem hallucinant qui ne laisse pas de place au confort, difficile d’y grandir à son rythme, pas le temps, pas assez d’espace.

Pas de place pour la tendresse non plus du coup, si ce n’est le temps de quelques rares interludes magiques.

C’est un film entre cinéma vérité et balai urbain, pas étonnant que sa réalisatrice Shirley Clarke soit issue du milieux de la danse.

La réalisatrice Shirley Clarke

Playlist estivale

J’ai concocté une petite playlist pour vous accompagnez durant l’été, au programme : Berceuses éthérées, blues pour déambuler, jazz lunaire, soul essentielle et ballade romanesque.

The Velvet Underground & Nico // All Tomorrow’s Parties
Van Morrison // T.B. Sheets
Carolyn Franklin // Alone
24 Carat Black // I’ll Never Let You Go
Bill Withers // Liza
Nina Simone // Mr. Bojangles
The Kinks // Nothing In The World Can Stop Me From Worryin’ Bout That Girl
Jackson C. Frank // Blues Run The Game
Bibio // Haikuesque (When She Laughs)
Joe Zawinul // His Last Journey
Bohannon // It’s Time For Peace
Raekwon // Pyrex Vision
Darondo // True

Le souffleur

http://www.alfanet.hu/kirk/index2.html

Sun Ra « I’m not real … »

« How do you know i’m real ? I’m not real, i’m just like you, you don’t exist in this society, if you did your people wouldn’t be seekin’ equal rights, you not real, if you were you had some status among the nations of the world, so we both myth, I do not come to you as reality, I come to you as the myth, because that’s what black people are … » – Sun Ra

Bonus : Sun Ra / « That’s How I Feel »