A Bout Portant

Périmètre de proximité

Tag: Rap

Rza & Prokofiev, la nature et la musique

Rza à propos de Prokofiev dans le magazine anglais The Wire.

« Ce qu’il a fait pour la musique de Pierre et le Loup, c’est qu’il a utilisé chaque instruments comme des animaux.

Le trombone était le loup, la flute, l’oiseau, et moi j’étais là : Ok, « Ghost Dog » est à propos d’un mec qui possède des pigeons et des oiseaux .

Ghost Dog arrive, [il commence à chanter] c’est la flute, c’est l’oiseau.

Donc Prokofiev m’a donné la piste pour mettre des personnages sur des sons »

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Unsigned Hype

Bonus : http://www.hiphopcore.net/articles/4-portrait-bobbito-the-barber-garcia.html

Paul C, le mentor de Large Professor

Paul Mitchell a.k.a Large Professor, le mc et producteur du classique « Breaking Atoms » en pleine mission à Amoeba L.A. sur Sunset Boulevard évoque l’influence de sa rencontre avec le producteur et ingénieur Paul C.

Discothèque des parents et crate-diggin’.

Enjoy !

Bonus :

http://music-selections.com/2008/11/23/dj-kid-grebo-introduce-his-mixtape-aka-paul-c-lives-vol-1-featuring-the-legendary-prince-po/

Sang Drapeau

14juillet

Different Teep feat. Kery James – R.A.S  I  (1997)

La Rumeur – Les Mots Qui Me Viennent (2004)

Rocé – Je Chante La France (2006)

Storytelling & Recyclages

jay-z

« 99 Problems », le hit de Jay -Z soutenu par la production terriblement efficace de Rick Rubin n’est pas né du jour au lendemain, la preuve en est avec ce morceau d’Ice-T : un véritable billet doux gorgé de mots tendres.

Ice-T feat. Brother Marquis : « 99 Problems » sur Home Invasion [1993]

HOMEVINVASION

Pour continuer à mettre en avant l’importance et l’influence de Slick Rick dans l’histoire du rap, je joins cette vidéo au post; écouter donc ce que dit Sean Carter à la fin, à propos de l’écriture de son morceau. (Merci à Wax Poetics et David Ma pour cette info)

Le Bavar

Malgré un premier épisode plutôt décevant du street-album « Nord Sud Est Ouest » par Ekoué, La Rumeur continue à en faire chier des pendules à ceux que ça énerve avec à venir, prochainement, un deuxième volet signé Le Bavar, qui en regardant cette vidéo laisse pressentir le meilleur du pire.
En attendant l’ogive, « Le Chant Des Casseurs », nourrie les plus affamés avec un verbe de feu.

lebavar

Ice Cube > Radikal

Ice Cube à propos des origines sociales et géo-économiques du Gangsta Rap dans le numéro 40 du défunt magazine Radikal datant d’avril 2000.

« … je vais te dire pourquoi on fait du gangsta rap. C’est parce que nous pensons que Los Angeles est l’un des endroits les plus durs à habiter. Il y a tellement de choses qui brillent autour de toi. Il y a des stars de cinéma, des grosses voitures, des femmes, des plages, alors tu dis : »Moi aussi je veux tout cela ! » Et puis notre police est la pire du monde. En fait, nos keufs ce sont des ex-Marines, qui viennent d’une base militaire de San Diego, et ils s’installent en Californie et deviennent keufs. Tu sais il y a une grande rue qui s’appelle Pico et qui traverse tout L.A. Quand tu es au sud de Pico, tu es dans le ghetto. Quand tu es au nord de Pico, c’est le rêve, les stars, la richesse. Les gens qui habitent au sud de Pico se mettent dans des gangs, et tu sais le gang-banging à Los Angeles, c’est comme le guerre. Ils ont tout fait pour qu’on se tue entre nous. C’était prémédité. La chose la plus intéressante à faire à L.A., c’est le gang-banging.« 

N.W.A – « Fuck The Police » – 1988

« How Many People Got Christmas Present ? »

Enfant, l’approche du réveillon de Noël provoquait chez moi un enthousiasme et une impression de magie unique.
Ce rêve, cette illusion n’est aujourd’hui à mon sens, pas beaucoup plus qu’une vaste machine mercantile, un symbole affaibli, une grosse entreprise, tel que la St-Valentin mais avec bien plus d’argent dans la caisse, une fois l’euphorie terminée.
Aujourd’hui même, à deux jours de la veille de Noël, en rangeant mes disques, je sors du bordel cette réédition du premier Biz Markie (du beau boulot, merci au label Traffic) et l’envie me prend d’écouter le XXX-MASS FREESTYLE, un des titres bonus qui se rajoute à la tracklist original.
Là c’est la claque, je jubile !
Le verbe gras, le flow tranchant, pragmatisme et humour acide qui sentent bon le ghetto new-yorkais, Big Daddy Kane et le beat boxer/mc juvénile amusent et s’égosillent à propos d’un père noël vraiment pas catholique : pas de problèmes de conscience pour le vieux monsieur bien veillant, « j’emmerde les mômes, ils ont attendu toute l’année, ils peuvent attendre un jour de plus« , la charité chrétienne c’est bien beau mais barbe blanche en costume rouge, il préfère aller aux putes !
Dans cet extrait live, Biz Mark introduit le passage du Big Daddy en s’adressant au public : « Combien de gens ont eu un cadeaux de Noël ? »
Face à la charmante voix institutionnelle, le Juice Crew résonne armé d’un sourire revanchard et de beats crapuleux.


bizmarkie
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« He Works For The People » Sage Francis à propos de Johnny Cash

Révolté et turbulent, acteur et instrument d’un rock’n’roll qui réchauffait les taulards de Folsom.

Vieux sage toujours torturé sur un chemin de la rédemption tracé par Rick Rubin.
Johnny Cash de sa voix épaisse plaçait ses maux et ses espoirs dans des ballades écorchées sans pareille.
Un folk-singer populaire pour ceux qui connaissent trop bien les doutes et le gouffre.

2003 : L’outcast du Tenessee décède.

2005 : Sage Francis, électron libre trop rapidement bazardé « Emo Rap » à ses débuts, livre son deuxième album « A Healthy Distrut ».
Le disque se fini sur un au revoir chaleureux à l’homme en noir : « Jah Didn’t Kill Johnny ».

A l’occasion d’un court entrevue avec le mc du Maryland, je ne pouvais m’empêcher de l’interroger sur la genèse de ce morceau.

« San Quentin, I hate every inch of you.
You’ve cut me and you’ve scarred me thru an’ thru.
And I’ll walk out a wiser, weaker man;
Mister Congressman why can’t you understand »

Johnny Cash – San Quentin