Les 100 ans de Robert Johnson

Si Robert Johnson était toujours en vie, il aurait eu 100 ans hier.

Une bonne occasion de parler de sa vie et de son œuvre, et cela même si les dates de naissances d’un grand nombre de vieux bluesmen restent incertaines.

Ce grand symbole de la musique populaire nord-américaine est un peu parfois l’arbre qui cache la forêt (en ce qui concerne une certaine période de la musique blues) mais son répertoire transpire bien trop le son du Delta pour ne se réduire que à sa seul personne.

L’histoire veut que le musicien ait vendu son âme au diable  en échange de son talent de guitariste à un carrefour aux alentours de Clarksdale dans le Mississippi, mais en fait cette légende est celle d’un autre musicien de blues : Tommy Johnson.

Est-ce que Robert aurait « emprunté » la puissante anecdote de l’autre Johnson, où est-ce que leurs mêmes noms de famille auraient créé un amalgame ?

La question est peut-être plus séduisante que la réponse !

Parmi les meilleurs blues du musicien gravés sur disque, il y a ce titre qui sent bon le nord du Mississippi : « Traveling Riverside Blues ».

1968, R.L. Burnside à la guitare et au chant, le tempo est plus rapide, la production sonore s’est améliorée mais la musique est restée la même.

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